En publiant chaque année des indicateurs de résultats des lycées, le ministère a pour objectif de rendre compte des résultats du service public national d'éducation et de donner aux responsables de ces établissements et aux enseignants des outils qui les aident à améliorer l'efficacité de leurs actions journalistes, de nombreux acteurs publics et privés se demandent comment évaluer l'action propre d'un lycée, ce qu'il ajoute au niveau initial des élèves qu'il a reçus. En d'autres termes, quand un lycée présente ce qui est communément appelé « de bons résultats », est-ce parce qu'il a reçu de bons élèves, dotés de bonnes méthodes de travail, qui ont pu obtenir le baccalauréat sans effort particulier de sa part, ou bien, est-ce dû au fait qu'il a su, tout au long d'une scolarité, développer chez des élèves peut-être moins bien dotés au départ, les connaissances et les capacités qui ont permis leur succès ? C'est pour donner de premiers éléments de réponse à cette question délicate que le ministère publie chaque année des indicateurs de résultats.
Question délicate car il n'y a pas de conception unique de ce qui pourrait être appelé « de bons résultats » pour un lycée. En effet, quels critères retenir pour apprécier les résultats d'un établissement ? En cette matière, les objectifs des lycéens et de leurs parents peuvent être différents. Certains privilégieront l'obtention de telle série du baccalauréat et seront alors disposés à accepter un redoublement ou à changer d'établissement pour y parvenir ; d'autres souhaiteront effectuer toute leur scolarité dans le même lycée ; d'autres, encore, désireront obtenir un baccalauréat le plus rapidement possible. Un palmarès ou un classement des lycées n'a donc guère de sens général, et l'on pourrait imaginer une multiplicité d'indicateurs rendant compte de ce que recherchent les uns ou les autres.
En conséquence, le ministère retient deux principes pour l'édition de ces indicateurs :
donner des points de vue complémentaires sur les résultats des lycées ;
proposer une appréciation relative de l'apport de ces établissements, en tenant compte des caractéristiques de leurs élèves.
POUR CONSULTER LES INDICATEURS PAR INTERNET:
http://indicateurs.education.gouv.fr
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Quels indicateurs de résultats retenir ?
Que veut-on mesurer ?
Quels critères retenir pour apprécier les résultats d'un établissement ? Il n'y a pas de réponse unique à cette question. Les objectifs des lycéens et de leurs parents peuvent être différents. Certains privilégieront l'obtention de telle série du baccalauréat et seront alors disposés à accepter un redoublement ou à changer d'établissement. D'autres souhaiteront effectuer toute leur scolarité dans le même lycée, proche de chez eux ; d'autres, encore, désireront obtenir un baccalauréat le plus rapidement possible.
Le ministère a pris le parti de présenter trois indicateurs qui proposent des approches différentes et complémentaires des résultats des lycées. Ces trois indicateurs sont publiés pour tous les lycées publics et privés sous contrat.
Le taux de réussite au baccalauréat
C'est l'indicateur le plus traditionnel, le plus connu et le plus facile à établir. Il rapporte le nombre d'élèves du lycée reçus au baccalauréat au nombre d'élèves qui se sont présentés à l'examen.
Le taux d'accès au baccalauréat
Cet indicateur évalue, pour un élève de première année de baccalauréat professionnel ou de seconde, la probabilité qu'il obtienne le baccalauréat à l'issue d'une scolarité entièrement effectuée dans le lycée, quel que soit le nombre d'années nécessaire. Cet indicateur prend en compte l'ensemble de la scolarité dans le lycée et compte au crédit de celui-ci les élèves qui sont susceptibles d'y effectuer une scolarité complète couronnée de succès, même si cette scolarité comprend un ou plusieurs redoublements. En revanche, les élèves qui ont dû quitter le lycée, soit parce que celui-ci n'offre pas la section qu'ils souhaitent préparer, soit parce qu'ils ont été orientés par l'établissement vers une section d'un autre lycée, ou, simplement, parce qu'ils ont déménagé, sont considérés, du point de vue de l'indicateur, comme des élèves que le lycée n'a pas su, pas voulu, ou pas pu conduire au baccalauréat.
Le taux d'accès apparaît donc beaucoup plus pertinent que le taux de réussite au baccalauréat pour apprécier l'efficacité globale d'un lycée. Cependant, ce taux peut évoluer en fonction de facteurs sur lesquels le lycée n'a que peu ou pas de prise et qui ne relèvent donc pas, à proprement parler, de son efficacité. Ainsi, un lycée qui propose toutes les sections du baccalauréat et qui est relativement isolé, a, toutes choses égales par ailleurs, plus d'atouts pour garder ses élèves jusqu'en terminale (et jusqu'à l'obtention du baccalauréat) qu'un lycée que de nombreux élèves quittent en cours de cycle parce qu'ils n'y trouvent pas la section souhaitée ou parce qu'il est implanté dans une zone où la concurrence d'autres établissements est très forte. Ces éléments ont conduit le ministère à fournir le taux d'accès de la première au baccalauréat, qui permet de nuancer l'appréciation relative portée sur un lycée qui prépare à un éventail restreint de séries du baccalauréat à l'issue de la classe de seconde.
On verra aussi par la suite que la prise en compte de la structure pédagogique du lycée permet d'atténuer les questions d'interprétation liées aux différences d'offres de formations entre lycées.
La proportion de bacheliers parmi les sortants
Cet indicateur donne, parmi les élèves qui ont quitté l'établissement, quelles qu'en soient les raisons, la proportion de ceux qui l'ont quitté avec le baccalauréat.
Il rapporte à l'ensemble des élèves quittant définitivement l'établissement (bacheliers compris), le nombre de ceux qui le quittent bacheliers, qu'ils aient obtenu le diplôme du premier coup ou après un redoublement, voire plusieurs. Lorsqu'il ne porte que sur la seule année terminale, il permet d'apprécier si un lycée accepte volontiers ou non de garder en son sein les élèves qui ne réussissent pas le baccalauréat à l'issue de leur première terminale, et d'évaluer l'efficacité de la politique de redoublement qu'il pratique.
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Comment apprécier les apports d'un lycée ou sa valeur ajoutée ?
La question est de savoir comment évaluer l'action propre du lycée, ce qu'il a « ajouté » au niveau initial des élèves qu'il a reçus. En d'autres termes, si un lycée présente une valeur élevée pour un indicateur, est-ce dû au fait qu'il a reçu de bons élèves, dotés de bonnes méthodes de travail, qui ont pu obtenir le baccalauréat sans effort particulier de sa part, ou bien est-ce dû au fait qu'il a su, tout au long d'une scolarité, développer chez des élèves peut-être moins bien dotés au départ les connaissances et les capacités qui ont permis leur succès ?
Il faut donc s'efforcer d'éliminer l'incidence des facteurs de réussite scolaire extérieurs au lycée pour essayer de conserver ce qui est dû à son action propre. Les deux facteurs extérieurs que sont l'âge et l'origine sociale des élèves ont été retenus car leur croisement donne une bonne approximation des chances (au sens statistique du terme) d'accès et de réussite au baccalauréat d'un élève, comme le montre le tableau ci-dessous.
Baccalauréat général et technologique (session 2007)
Taux de réussite nationaux selon l'âge et l'origine sociale des élèves des établissements publics et privés sous contrat
(France métropolitaine + DOM)
Âge au 31-12-2007
18 ans ou -
19 ans
20 ans ou +
Total
Origine sociale des élèves Cadres supérieurs et enseignants
95.7
85.1
77.3
92.2
Cadres moyens
92.6
80.5
74.1
87.5
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
91.5
80.1
72.8
86.2
Ouvriers et inactifs
88.4
75.7
68.3
81.4
Total
92.7
80.4
72.4
87.3
En moyenne, les différences de réussite sont donc très sensibles selon l'âge et l'origine sociale des élèves. Elles le sont d'ailleurs beaucoup plus selon l'âge que selon l'origine sociale, facteurs dont on sait qu'ils sont liés.
Pour juger de l'efficacité d'un lycée dont les élèves sont jeunes et d'origine sociale « cadres supérieurs et enseignants », il faut comparer son taux de réussite au baccalauréat à 95,7 %. En revanche, le taux de réussite d'un lycée dont les élèves candidats au baccalauréat ont 20 ans ou plus et sont d'origine sociale « ouvriers et inactifs » doit – si l'on veut être juste – être comparé à 68,3 %.
Les regroupements réalisés pour les origines sociales
Ces regroupements ont été établis en fonction de nombreuses données statistiques sur la réussite scolaire. Dans les études, la catégorie sociale des cadres supérieurs et enseignants a parfois été appelée « très favorisée » ; celle des cadres moyens « favorisée » ; celle des employés, artisans, commerçants et agriculteurs « moyenne » ; celle des ouvriers et inactifs « défavorisée ».
C'est sur ce principe qu'est calculé pour chaque lycée un taux de réussite attendu. Ce taux attendu n'est pas un objectif, mais une simulation de ce que serait le taux de réussite de chaque lycée si ses élèves connaissaient le même succès au baccalauréat que l'ensemble des candidats de tous les lycées de mêmes âges et origines sociales.
Si l'écart entre le taux brut et le taux attendu (taux brut – taux attendu), appelé « apport » ou « valeur ajoutée », est positif, on a tout lieu de penser que le lycée a apporté aux élèves qu'il a accueillis plus que ce que ceux-ci auraient reçu s'ils avaient fréquenté un établissement situé dans la moyenne, ce qui est l'indice d'une bonne efficacité relative. Si l'écart est négatif, la présomption inverse prévaudra. Cette approche de l'apport ou de la valeur ajoutée est relative. Elle permet une comparaison avec l'efficacité moyenne. Elle n'implique évidemment pas que les lycées ayant un apport ou une valeur ajoutée négatifs voient baisser le niveau de leurs élèves au cours de leur scolarité.
Deux taux de réussite attendus sont présentés pour chaque établissement. L'un est calculé en prenant comme base l'ensemble des élèves de l'académie où se trouve l'établissement, c'est le taux attendu (base académique) ; l'autre, calculé en prenant comme base l'ensemble des élèves de France, est le taux attendu (base France).
Des taux d'accès attendus sont calculés de la même manière On estime ainsi ce que serait le taux d'accès d'un lycée si ses élèves accédaient au niveau supérieur et/ou au baccalauréat comme l'ensemble des élèves de mêmes âges et origines sociales. Cependant, comme les lycées n'offrent pas les mêmes structures pédagogiques, ceux qui disposent d'une large palette de formations ont plus d'atouts pour faire accéder leurs élèves au baccalauréat. C'est pourquoi le calcul du taux d'accès attendu base France est établi en tenant compte de l'appartenance des lycées à l'une des cinq catégories suivantes :
lycée d'enseignement général ;
lycée polyvalent à dominante tertiaire ;
lycée polyvalent à dominante industrielle ;
lycée technologique à dominante tertiaire ;
lycée technologique à dominante industrielle.Voir "Pour tenir compte de la structure pédagogique des lycées"
La prise en compte de la structure pédagogique fondée sur l'offre de formations des lycées ne peut pas être réalisée au niveau académique, où le nombre de lycées est en général trop faible.
La proportion de bacheliers parmi les élèves sortant du lycée n'est pas confrontée à des taux attendus mais à des moyennes : moyenne pour l'ensemble des lycées de l'académie et pour l'ensemble des lycées de même type de toute la France. La seule confrontation avec des moyennes ne permet pas de tirer de conclusions sur l'efficacité de l'établissement.
Seule l'analyse combinée de l'ensemble de ces indicateurs est à même de donner une image de la réalité complexe que constituent les résultats d'un établissement.
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Pourquoi tenir compte du niveau scolaire à l'entrée au lycée dans la valeur ajoutée ?
Pour tenir compte des différences de recrutement entre les établissements, la valeur ajoutée d'un lycée calculée actuellement prend en compte deux caractéristiques des élèves accueillis dans l'établissement : leur âge et leur origine sociale. Mais le niveau scolaire à l'entrée au lycée, mesuré par les notes au diplôme national du brevet (DNB) – données disponibles depuis peu pour pratiquement tous les élèves – apporte une information supplémentaire sur les chances (au sens statistique du terme) de réussite et d'accès au baccalauréat.
Plusieurs travaux ont été menés par la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et par des universitaires pour analyser l'impact des différentes caractéristiques individuelles des élèves sur leur réussite scolaire et améliorer l'actuel mode de calcul des indicateurs IVAL (G. Felouzis « Les indicateurs de performance des lycées, une analyse critique », Education et formation n°70, MEN-DEP, décembre 2004). Une étude (C. Pascal, « Une approche de la sélectivité et de l'attractivité des lycées généraux et technologiques à l'entrée en seconde », Note d'information 05-36, MEN-DEP, décembre 2005) constate que l'entrée en seconde dans un lycée ou un autre se joue plus souvent sur le niveau scolaire que sur l'âge ou l'origine sociale. D'où l'idée de perfectionner le calcul des indicateurs de valeur ajoutée en utilisant les notes au DNB des élèves entrant dans les lycées.
Depuis la session de juin 2004, la DEPP dispose des notes aux épreuves écrites du DNB pour chacun des élèves de troisième qui ont passé cet examen. La moyenne de ces notes pourrait fournir un indicateur direct de la mesure de niveau scolaire à l'entrée au lycée. Ceci est d'autant meilleur pour aujourd'hui que depuis la dernière session prochaine (juin 2007), les sujets du DNB sont les mêmes dans toute la France ce qui garantit une meilleure homogénéité d'évaluation des élèves.
La DEPP étudie donc actuellement la meilleure façon d'inclure la notion de niveau scolaire dans le calcul des indicateurs de résultats des lycées. Ce critère supplémentaire pourrait être introduit à un niveau individuel, comme le sont déjà l'âge et l'origine sociale, ou bien au niveau de l'établissement via la moyenne au DNB de l'ensemble des élèves accueillis par le lycée à l'entrée en seconde.
Comme les données relatives au DNB ne sont disponibles que depuis la session 2004 du DNB, la première cohorte d'élèves pour laquelle on dispose des notes au DNB est celle qui a passé le baccalauréat en juin 2007, voire qui le passera en 2008 en cas de redoublement. La publication des indicateurs de résultats des lycées incluant le niveau scolaire est donc prévue en mars 2009 pour la session du baccalauréat de 2008.
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Comment interpréter les indicateurs ?
Ces exemples ont pour but d'illustrer ce que peut être l'utilisation des indicateurs pour apprécier les différents aspects des résultats d'un lycée.
Ils montrent que les analyses conduites doivent prendre appui sur les modes de calcul des indicateurs proposés et tenir compte de toute la complexité des situations des établissements. Ils illustrent également l'intérêt de la présentation de plusieurs indicateurs, qui donnent des points de vue différents et complémentaires sur les résultats des lycées. Ces indicateurs, qui permettent de mettre en valeur les points forts et les points faibles d'un lycée veulent inciter celui-ci à prendre appui sur les premiers pour améliorer les seconds.
La complexité et la diversité des situations réelles – dont ces analyses ne peuvent rendre compte que très sommairement – conduit à souligner une fois encore le danger qu'il y aurait à utiliser ces indicateurs – et a fortiori à ne retenir qu'une partie d'entre eux – pour établir des palmarès ou faire des comparaisons sans en fournir les termes.
Quatre exemples sont donnés
Cas d'un lycée professionnel
1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SECTEUR D'ACTIVITE
Taux
Brut
Attendu (base acad.)
Attendu (base France)
Présents
Production
81
84
82
52
Services
-
-
-
-
2 . TAUX D'ACCES AU BAC PROFESSIONNEL
Brut
Attendu (base acad.)
Attendu (base France)
Taux
69
65
64
Effectif de 1ère année
73
3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE ...
Pour l'établissement
Pour l'académie
Pour la France
1ère, 2ème année
69
68
68
2ème année
82
83
82
Du point de vue de la réussite au baccalauréat (indicateur n° 1), les résultats du secteur production de ce lycée professionnel sont proches des résultats moyens calculés pour les élèves de mêmes âge et origine sociale. Un peu plus de huit élèves sur dix (81 %) présents au baccalauréat obtiennent le diplôme, résultat voisin du taux de réussite moyen des élèves ayant les mêmes âges et origines sociales aussi bien au niveau académique (84 %) qu'au niveau de l'ensemble de la France (82 %).
L'examen des taux d'accès (indicateur n° 2) fait ressortir un point relativement fort de ce lycée. Sept élèves sur dix (69 %) engagés dans la préparation d'un baccalauréat professionnel obtiennent le diplôme à l'issue de leur scolarité, taux supérieur au taux moyen des élèves de mêmes âges et origines sociales : 65 % si l'on retient la référence académique et 64 % si l'on retient la référence nationale.
La proportion de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) permet de penser que ce lycée est, comme nombre de lycées professionnels, quitté par une partie de ses élèves en fin ou en cours de première année de baccalauréat professionnel, ce que montre la différence sensible entre la proportion de bacheliers parmi les sortants de la seule deuxième année (82 %) et cette proportion sur l'ensemble du cycle (69 %).
Cas d'un lycée professionnel
1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SECTEUR D'ACTIVITE
Taux
Brut
Attendu (base acad.)
Attendu (base France)
Présents
Production
-
-
-
-
Services
74
80
81
53
2 . TAUX D'ACCES AU BAC PROFESSIONNEL
Brut
Attendu (base acad.)
Attendu (base France)
Taux
71
63
65
Effectif de 1ère année
69
3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE ...
Pour l'établissement
Pour l'académie
Pour la France
1ère, 2ème année
70
63
67
2ème année
76
77
78
A l'analyse des résultats au baccalauréat (indicateur n° 1), trois quarts des élèves de deuxième année présents au baccalauréat professionnel obtiennent le diplôme alors qu'ils auraient été 80 % (base académique) ou 81 % (base France) à l'obtenir s'ils avaient connu la même réussite moyenne que leurs camarades comparables en âges et origines sociales.
Le taux d'accès (indicateur n° 2) constitue le point fort de ce lycée. En effet, un élève de première année de baccalauréat professionnel a 71 % de chances d'obtenir le baccalauréat dans ce même lycée. Ce résultat est supérieur à ce que l'on observe comme taux d'accès pour l'ensemble des élèves de mêmes âges et origines sociales de l'académie (63 %) et de la France (65 %). A l'issue de cette première analyse, il est légitime de penser que ce lycée garde des élèves plus de deux ans et pratique une politique de redoublement efficace.
Les proportions de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) confirment cette hypothèse. En effet, 70 % des élèves qui quittent le lycée au cours de la première ou de la deuxième année de baccalauréat professionnel possèdent le baccalauréat. Ce taux est supérieur aux moyennes académique (63 %) et nationale (67 %). Le constat est différent s'agissant de la proportion de bacheliers parmi les sortants de l'année terminale (76 %) qui est du même ordre que les moyennes académiques et nationales, d'une part, et qui est très proche du taux de réussite à l'examen.
Cela incite à penser que l'établissement fait peu redoubler chez lui les élèves de deuxième année qui ont échoué au baccalauréat, mais fait redoubler la première année de baccalauréat professionnel à certains élèves et leur permet ainsi d'obtenir le diplôme au bout de trois ans de scolarité dans l'établissement.
Les regroupements des filières du baccalauréat professionnel
Les secteurs de la production et des services sont définis par la nomenclature interministérielle des spécialités de formation (décret n° 94-522 du 21 juin 1994, NOR : ECOS9350030D, Journal officiel du 26 juin 1994). Les filières des baccalauréats professionnels sont regroupées par domaine de spécialités, puis par secteur.
Le secteur de la production :
spécialités pluri-technologiques de la production ;
agriculture, pêche, forêt et espaces verts ;
transformations ;
génie civil, construction, bois ;
matériaux souples ;
mécanique, électricité, électronique.
Le secteur des services :
spécialités pluri-valentes des services ;
échanges et gestion ;
communication et information ;
services aux personnes ;
services à la collectivité.
Cas d'un lycée d'enseignement général et technologique
(Catégorie "lycée général")
1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SERIE
Taux
L
ES
S
STG
STI
STL
SMS
TMD
AAP
HOT
TOTAL
Brut
90
89
82
-
-
-
-
-
-
-
87
Attendu
(base acad.)
87
84
82
-
-
-
-
-
-
-
84
Attendu
(base France)
85
80
81
-
-
-
-
-
-
-
81
Présents
31
70
50
-
-
-
-
-
-
-
151
2 . TAUX D'ACCES DE LA SECONDE AU BAC ET DE LA PREMIERE AU BAC
Taux
Brut
Attendu (base acad.)
Attendu (base France)
Effectif de ...
Seconde
57
73
67
Seconde
209
Première
84
86
85
Première
150
3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE ...
Pour l'établissement
Pour l'académie
Pour la France
2nde, 1ère, Terminale
62
78
72
Terminale
92
94
93
Du point de vue de la réussite au baccalauréat (indicateur n° 1), ce lycée d'enseignement général (il n'offre que les séries L, ES et S) présente de bons résultats. En effet, 87 % des élèves présents à l'examen obtiennent le baccalauréat. Ce taux de réussite brut est supérieur à ce qu'il aurait été si les élèves de terminale avaient connu la même réussite que leurs camarades comparables en âge et origine sociale. En effet, si ses élèves réussissaient en moyenne comme les élèves de l'académie de mêmes âges et origines sociales, le taux de réussite total serait de 84 % (taux attendu, base académique). Il serait de 81 % en référence aux résultats des élèves de l'ensemble de la France (taux attendu, base France). Toujours du seul point de vue de la réussite, le lycée semble apporter plus à ses classes de séries L et ES qu'à celles de la série S.
Mais on ne peut se contenter des seuls taux de réussite. L'examen des taux d'accès (indicateur n° 2) et des proportions de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) doit compléter l'analyse.
Un élève de seconde de cet établissement n'a qu'un peu plus d'une chance sur deux d'obtenir son baccalauréat en restant dans ce lycée (57 % de taux d'accès brut de la seconde au baccalauréat). Ce résultat est bien en dessous du taux observé pour tous les élèves de mêmes âges et origines sociales de l'académie (73 %). La comparaison avec le taux attendu base France (67 %), où l'on ne prend en compte que les lycées d'enseignement général, va dans le même sens. Cela conduit à penser qu'un nombre important des élèves du lycée doivent le quitter en cours de scolarité. C'est plutôt en fin ou en cours de seconde que les élèves quittent le lycée puisque le taux d'accès de la première au baccalauréat est très proche des taux attendus.
Les proportions de bacheliers parmi les sortants confortent cette analyse. Lorsque cette proportion est calculée par rapport à l'ensemble des sortants du lycée, elle montre que 6 élèves sur 10 quittent ce lycée avec le baccalauréat, alors que c'est le cas en moyenne de 78 % des élèves pour l'académie (ensemble des lycées de l'académie) et de 72 % pour la France (ensemble des lycées ayant une structure pédagogique comparable, c'est-à-dire les lycées d'enseignement général). Lorsqu'elle est calculée par rapport aux seuls sortants de terminale (bacheliers compris), elle montre qu'un peu plus de 9 élèves sur 10 quittent le lycée bacheliers, ce qui est très proche des moyennes académique et nationale.
L'analyse combinée des indicateurs donne ainsi l'image d'un établissement relativement sélectif en fin de seconde – plus sélectif en tout cas que les établissements ayant la même structure pédagogique et scolarisant des élèves d'âges et d'origines sociales comparables – mais dont les élèves ont de bonnes chances d'obtenir le baccalauréat une fois accueillis en première.
Cas d'un lycée d'enseignement général et technologique
(catégorie « lycée polyvalent à dominante tertiaire »)
1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SERIE
Taux
L
ES
S
STG
STI
STL
SMS
TMD
AAP
HOT
TOTAL
Brut
90
66
78
65
57
-
78
-
-
-
70
Attendu
(base acad.)
80
75
75
70
66
-
72
-
-
-
72
Attendu
(base France)
85
82
82
79
74
-
83
-
-
-
80
Présents
39
99
136
117
113
-
68
-
-
-
572
2 . TAUX D'ACCES DE LA SECONDE AU BAC ET DE LA PREMIERE AU BAC
Taux
Brut
Attendu (base acad.)
Attendu (base France)
Effectif de ...
Seconde
73
61
68
Seconde
523
Première
80
75
80
Première
542
3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE ...
Pour l'établissement
Pour l'académie
Pour la France
2nde, 1ère, Terminale
74
63
71
Terminale
83
82
88
Ce lycée polyvalent à dominante tertiaire de taille importante, présente une offre particulièrement large de formations puisqu'il prépare également à des baccalauréats industriels.
Son taux global de réussite au baccalauréat (70 %), est inférieur au taux moyen calculé pour des élèves d'âges et d'origines sociales comparables si l'on se fonde sur une référence nationale (80 %). En revanche, il est proche de la référence académique. Si l'on examine plus en détail les résultats de ses classes terminales par série, trois de ces séries ressortent : la série L, dont les résultats (90 %) sont sensiblement meilleurs qu'ils ne le seraient si les élèves avaient réussi comme ont réussi en moyenne leurs camarades de mêmes âges et origines sociales de l'académie (80 %) ou de la France entière (85 %), et les séries S et SMS, dont les résultats bruts sont supérieurs aux résultats attendus par rapport à une base académique.
Ce lycée réussit à bien mettre à profit son spectre large de formations. Trois élèves sur quatre (73 %) entrés en seconde obtiennent un baccalauréat à l'issue d'une scolarité dans l'établissement.
Cette proportion est nettement supérieure à celle que connaissent, en moyenne, les élèves de mêmes âges et origines sociales des lycées de l'académie (61 %) et des seuls lycées comparables (lycée polyvalents à dominante tertiaire) de toute la France (68 %). Par contre, les conclusions tirées de l'examen des taux d'accès de la première au baccalauréat sont moins probantes.
Ce dernier constat est complété par l'examen de la proportion de bacheliers parmi les sortants de terminale. Un peu plus de huit élèves de terminale sur dix quittent le lycée en ayant obtenu le baccalauréat (83 %, redoublants compris). Cette proportion étant très nettement supérieure au taux brut de réussite au baccalauréat, on peut penser que le lycée pratique une politique efficace de redoublement en terminale.
Libellés des séries pour les Lycées d'Enseignement Général et Technologique depuis 1995
Les filières générales
L: Littéraire
ES: Economique et Social
S: Scientifique
Les filières technologiques :
STG: Sciences et Technologies de la Gestion
STI: Sciences et Technologies Industrielles
STL: Sciences et Technologies de Laboratoire
SMS: Sciences Médico-Sociales
TMD: Techniques de la Musique et de la Danse
AAP: Arts-Appliqués
HOT: Hôtellerie
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Pour tenir compte de la structure pédagogique des lycées
Les cinq catégories de lycées publics d'enseignement général et technologique
Le taux d'accès (indicateur n° 2) et la proportion de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) prennent en compte l'ensemble de la scolarité dans le lycée. Leur valeur dépend pour partie de la structure pédagogique de l'établissement. En effet, un lycée à large spectre de formations a de grandes chances de garder l'ensemble de ses élèves tout au long de leur scolarité ; à l'inverse, un lycée qui offre une palette plus étroite de formations voit un certain nombre de ses élèves le quitter pour poursuivre leur scolarité dans une filière non proposée par l'établissement. Pour tenir compte de la diversité des structures pédagogiques des lycées, il semble donc plus juste, lorsqu'on calcule la « valeur ajoutée » des lycées (cf. " Comment apprécier les apports d'un lycée ou sa valeur ajoutée ? ") en termes de taux d'accès et de proportion de bacheliers parmi les sortants, de raisonner à structure pédagogique aussi comparable que possible.
C'est pourquoi l'ensemble des établissements qui offrent en terminale un enseignement de type général et technologique ont été classés selon leur structure pédagogique.
Les lycées ont été répartis en cinq catégories de lycées présentées dans le tableau ci-dessous.
Pour constituer ces cinq catégories de lycées, la nomenclature en trois familles qui regroupe les dix séries du baccalauréat a été utilisée :
l'enseignement de type général comprend les séries ES, L, S ;
l'enseignement de type tertiaire comprend les séries STG, SMS, HOT (Hôtellerie), et les séries TMD (Techniques de la Musique et de la Danse) ;
l'enseignement de type industriel comprend les séries STI, STL, et AAP (Arts Appliqués).
Au niveau académique, le faible nombre d'établissements présents dans certains regroupements, rend délicate l'élaboration de références académiques fondées sur cette typologie. C'est pourquoi, cette typologie des lycées d'enseignement général et technologique n'a été retenue que sur une base nationale pour le calcul des taux d'accès attendus et celui de la moyenne pour les proportions de bacheliers parmi les sortants.
CATEGORIE de lycÉe
Définition
Nombre de lycées publics et privés sous contrat de métropole et des DOM
Nombre d'élèves de terminale
GENERAL
Les lycées généraux regroupent exclusivement les séries suivantes : ES, L et S.
524
72 212
POLYVALENT A DOMINANTE TERTIAIRE
Un lycée ayant des séries générales et technologiques sera dit polyvalent lorsque la part des effectifs d'élèves dans l'enseignement général est supérieure à 25 % du nombre total d'élèves du lycée. Sinon, il est classé dans les lycées technologiques.
Dans les lycées où coexistent des séries tertiaires et des séries industrielles, le lycée sera classé polyvalent tertiaire si la part des élèves en tertiaire est prédominante (plus de 50 % d'élèves dans le tertiaire sur le total des élèves recensés en tertiaire et en industriel).
1 098
289 749
POLYVALENT A DOMINANTE INDUSTRIELLE
Un lycée ayant des séries générales et technologiques sera dit polyvalent lorsque la part des effectifs d'élèves dans l'enseignement général est supérieure à 25 % du nombre total d'élèves du lycée. Sinon, il est classé dans les lycées technologiques.
Dans les lycées où coexistent des séries tertiaires et des séries industrielles, le lycée sera classé polyvalent industriel si la part des élèves en industriel est prédominante (plus de 50 % d'élèves dans l'industriel sur le total des élèves recensés en tertiaire et en industriel).
339
73 095
TECHNOLOGIQUE A DOMINANE TERTIAIRE
Un lycée est classé technologique lorsque les séries d'enseignement technologique représentent au moins 75 % des élèves.
Il est de type technologique tertiaire si la part des séries tertiaires est majoritaire par rapport à l'ensemble des séries tertiaires et industrielles.
169
21 445
TECHNOLOGIQUE A DOMINANTE INDUSTRIELLE
Un lycée est classé technologique lorsque les séries d'enseignement technologique représentent au moins 75 % des élèves.
Il est de type technologique industriel si la part des séries industrielles est majoritaire par rapport à l'ensemble des séries industrielles et tertiaires.
135
12 986
ENSEMBLE
2 265
469 487
MATRICES DES TAUX D'ACCES PAR CATEGORIE DE LYCEES POUR L'ANNEE 2006-2007
Référence : lycées publics et privés sous contrat de métropole et des DOM
Ces tableaux font apparaître l'intérêt de la constitution des groupes de lycées d'enseignement général et technologique. En effet, on y voit nettement que le déroulement d'une scolarité peut être très différent dans chaque catégorie d'établissement selon l'âge et l'origine sociale des élèves (PCS).
Lycées d'enseignement général.
De 2nde en 1ère
De 1ère en Terminale
De Terminale au Bac
De 2nde au Bac
PCS \ retard
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
Cadres supérieurs et enseignants
92,1%
87,5%
75,4%
68,7%
40,2%
22,2%
77,1%
54,5%
41,0%
96,6%
84,3%
71,9%
Cadres moyens
94,1%
87,0%
76,5%
76,0%
44,2%
23,7%
82,5%
57,2%
42,7%
97,8%
89,0%
72,3%
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
94,6%
86,8%
74,0%
79,4%
44,3%
21,7%
85,8%
58,2%
42,9%
97,9%
87,6%
68,5%
Ouvriers et inactifs
94,1%
87,3%
71,8%
82,2%
51,2%
24,7%
88,5%
63,7%
45,0%
98,8%
92,1%
76,4%
Lycées polyvalents tertiaires.
De 2nde en 1ère
De 1ère en Terminale
De Terminale au Bac
De 2nde au Bac
PCS \ retard
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
Cadres supérieurs et enseignants
94,8%
91,0%
81,2%
76,9%
53,8%
32,8%
84,8%
71,4%
59,9%
95,6%
82,8%
67,4%
Cadres moyens
95,3%
91,7%
81,9%
80,2%
57,4%
36,3%
87,0%
72,9%
61,9%
96,7%
85,8%
71,6%
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
95,0%
90,9%
80,9%
81,9%
58,5%
34,9%
89,0%
74,5%
60,7%
97,0%
86,4%
71,2%
Ouvriers et inactifs
94,8%
89,8%
79,7%
83,9%
58,4%
35,6%
90,2%
74,2%
59,2%
98,0%
87,6%
75,5%
Lycées polyvalents industriels.
De 2nde en 1ère
De 1ère en Terminale
De Terminale au Bac
De 2nde au Bac
PCS \ retard
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
Cadres supérieurs et enseignants
93,4%
89,5%
79,1%
69,5%
44,5%
28,8%
76,9%
58,5%
50,2%
96,6%
85,1%
72,4%
Cadres moyens
93,7%
90,6%
79,8%
74,2%
49,7%
30,8%
81,8%
62,8%
51,6%
96,8%
87,3%
74,9%
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
94,4%
88,8%
79,4%
77,1%
51,5%
32,5%
84,1%
66,5%
54,3%
97,1%
87,1%
75,4%
Ouvriers et inactifs
93,7%
89,5%
80,2%
80,0%
52,6%
33,1%
87,0%
65,5%
52,6%
98,1%
89,8%
78,3%
Lycées technologiques tertiaires. (*)
De 2nde en 1ère
De 1ère en Terminale
De Terminale au Bac
De 2nde au Bac
PCS \ retard
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
Cadres supérieurs et enseignants
96,6%
89,5%
78,7%
73,8%
57,9%
37,8%
80,7%
75,7%
65,4%
94,6%
85,5%
73,5%
Cadres moyens
94,3%
90,4%
79,0%
75,0%
61,7%
42,6%
83,3%
76,9%
69,3%
95,4%
88,8%
78,0%
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
94,6%
89,2%
81,3%
74,3%
62,1%
42,9%
82,5%
79,3%
67,4%
95,2%
87,7%
78,3%
Ouvriers et inactifs
93,3%
89,7%
81,5%
69,0%
62,0%
45,5%
77,1%
76,7%
70,2%
95,9%
90,1%
79,5%
Lycées technologiques industriels.
De 2nde en 1ère
De 1ère en Terminale
De Terminale au Bac
De 2nde au Bac
PCS \ retard
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
0
1
>=2
Cadres supérieurs et enseignants
92,3%
87,4%
78,5%
68,2%
52,7%
35,1%
77,0%
68,5%
60,6%
95,9%
88,2%
73,7%
Cadres moyens
92,7%
89,5%
80,2%
72,3%
54,9%
35,7%
80,4%
70,4%
59,0%
97,1%
87,2%
75,4%
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
94,3%
90,8%
76,0%
74,6%
55,9%
40,8%
80,9%
70,6%
68,3%
97,8%
87,2%
78,8%
Ouvriers et inactifs
92,4%
88,2%
77,7%
71,0%
55,2%
42,9%
79,2%
69,3%
68,7%
97,0%
90,3%
80,5%
(*) Note de lecture : exemple des lycées technologiques tertiaires.
Pour l'année scolaire 2006-2007, la probabilité qu'un élève de seconde, d'origine sociale très favorisée et sans retard, passe en première dans le même lycée, quel que soit le nombre d'année(s) éventuelle(s) de redoublement pour y parvenir - taux d'accès seconde-première - est de 96,6 %. Ce taux passe à 81,5 % pour les élèves issus de la catégorie « ouvriers et inactifs » et accusant un retard d'au moins deux ans. Le taux d'accès de la classe de première en terminale est de 73,8 % pour les élèves issus de la catégorie « cadres supérieurs et enseignants » et sans retard. Ce taux passe à 45,5 % pour les élèves issus de la catégorie « ouvriers et inactifs » et en retard d'au moins deux ans. Respectivement, leur taux d'accès de terminale au diplôme est de 80,7 % contre 70,2 %. In fine, on peut estimer que dans les conditions de passage au niveau supérieur cette année, un élève de seconde dans un lycée technologique tertiaire a 57,5 % (96.6 % * 73.8 % * 80,7 %) de chances d'obtenir son baccalauréat s'il est issu de la catégorie « cadres supérieurs et enseignants » et à l'heure. Il n'en a plus que 26,0 % (81,5 % * 45,5 % * 70,2 %) s'il est issu de la catégorie « ouvriers et inactifs » et s'il accuse un retard d'au moins deux ans.
Attention : les taux d'accès de seconde au baccalauréat ne peuvent être utilisés dans le calcul des taux d'accès attendus. Il faut utiliser les taux d'accès niveau par niveau comme indiqué ci-après.
--------------------------------------------------------------------------------
Le calcul des indicateurs
Le ministère de l'éducation nationale publie des indicateurs de résultats pour 4 077 lycées publics et lycées privés sous contrat (2 265 lycées d'enseignement général et technologique et 1 812 lycées professionnels) qui préparent au baccalauréat. Cette publication est systématique dès lors que les effectifs de présents au baccalauréat général et technologique sont supérieurs ou égaux à 20 élèves, ou que ceux du baccalauréat professionnel sont supérieurs ou égaux à 10. A côté des taux de réussite au baccalauréat, figurent des taux d'accès au baccalauréat et des proportions de bacheliers parmi les sortants des établissements. Apparaissent aussi des taux attendus qui, pour les taux de réussite et les taux d'accès, correspondent aux taux moyens calculés pour des élèves d'âges et d'origines sociales comparables. L'ensemble des calculs présentés ensuite n'intègre pas les brevets de technicien.
Note : les exemples de calcul présentés ci-dessous sont fictifs, de même que les taux nationaux utilisés pour le calcul des taux attendus.
Comment calculer un taux de réussite attendu?
Si le taux de réussite brut au baccalauréat se calcule simplement – il s'agit du rapport entre le nombre de bacheliers et le nombre de candidats présents – le calcul du taux de réussite attendu est plus complexe.
Pour le calculer, on regroupe les élèves du lycée qui se sont présentés au baccalauréat en sous-populations obtenues en combinant quatre regroupements d'origines sociales avec trois catégories d'âges en lycée général et technologique et quatre en lycée professionnel. Le taux de réussite attendu au baccalauréat est obtenu en appliquant aux effectifs de chacune des sous-populations, les taux de réussite bruts de l'ensemble des élèves de mêmes âges et origines sociales constatés sur la population de référence.
L'âge des élèves est calculé au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat. Pour les lycées généraux et technologiques, les regroupements par âge correspondent aux élèves :
- sans retard scolaire, c'est-à-dire âgés de 18 ans ou moins ;
- avec un an de retard scolaire, c'est-à-dire âgés de 19 ans ;
- avec plus d'un an de retard scolaire, c'est-à-dire âgés de 20 ans ou plus.
Dans le cas des lycées professionnels, on divisera en :
- 19 ans ou moins ;
- 20 ans ;
- 21 ans ;
- 22 ans ou plus.
Les quatre groupes de catégories sociales ont été élaborés en tenant compte des résultats d'études portant sur la réussite scolaire des élèves en fonction de leurs origines sociales.
Comment, en pratique, calculer un taux de réussite attendu ? (cas d'un lycée professionnel)
Soit un lycée professionnel qui scolarise 52 élèves en 2ème année de baccalauréat professionnel dans le secteur des services. 50 d'entre eux se sont effectivement présentés aux épreuves du baccalauréat. On obtient le taux de réussite attendu du lycée pour le secteur des services (base France) à partir de la répartition par âge et origine sociale de ces 50 candidats, et des taux de réussite calculés au niveau national pour tous les candidats du même secteur, de mêmes âges et origines sociales, scolarisés dans tous les établissements publics et privés sous contrat.
Répartition des 50 candidats du lycée par âge et origine sociale
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
19 ans ou -
20 ans
21 ans
22 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
1
2
1
0
Cadres moyens
2
2
1
1
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
8
10
5
2
Ouvriers et inactifs
5
4
4
2
Total
16
18
11
5
Taux de réussite nationaux selon l'âge et l'origine sociale des élèves - Secteur des services (France Métropolitaine)
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
19 ans ou moins
20 ans
21 ans
22 ans ou plus
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
92,0
87,9
86,2
77,5
Cadres moyens
92,6
84,9
80,5
74,6
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
91,1
86,9
80,4
71,6
Ouvriers et inactifs
89,6
82,9
77,6
66,5
Total
90,5
84,8
79,5
69,5
Le taux de réussite attendu du lycée professionnel en question est de 84,6 %. Sa formule de calcul s'écrit :
A = 1 * 92,0 + 2 * 87,9 + 1 * 86,2 + 2 * 92,6 + 2 * 84,9 + 1 * 80,5 + 1 * 74,6 + 8 * 91,1 + 10 * 86,9 + 5 * 80,4 + 2 * 71,6 + 5 * 89,6 + 4 * 82,9 + 4 * 77,6 + 2 * 66,5.
et A / 50 = 84,6 %.
Comment calculer un taux d'accès?
Le taux d'accès de seconde au baccalauréat, pour un lycée général et technologique, est la probabilité, pour un élève, d'accéder de seconde en première et de première en terminale et de terminale au baccalauréat. Ainsi, le taux brut ou attendu d'accès de seconde au baccalauréat est le produit des taux intermédiaires bruts ou attendus d'accès de seconde en première, de première (y compris la première d'adaptation) en terminale et de terminale au baccalauréat (hors filière BT) calculés pour cet établissement. Pour un lycée professionnel, il s'agira des taux d'accès de première en seconde année et de seconde année au baccalauréat professionnel.
Les taux d'accès intermédiaires sont tous calculés sur les élèves inscrits dans l'établissement à la rentrée de l'année scolaire écoulée (correspondant à la session du baccalauréat). Le taux d'accès au baccalauréat, produit de ces taux intermédiaires observés une même année, n'est donc pas fondé sur le suivi d'une cohorte réelle d'élèves, mais sur l'observation du parcours des élèves présents à tous les niveaux une même année scolaire. C'est ce qu'il est convenu d'appeler un suivi de cohorte fictive. Les cohortes fictives décrivent ce qui se passe dans l'établissement une année donnée et nécessitent seulement un constat sur deux rentrées scolaires consécutives, permettant ainsi de ne pas attendre que la cohorte ait quitté le lycée, ce qui nécessiterait l'observation d'au moins quatre rentrées scolaires successives.
Le taux d'accès brut d'un niveau à l'autre se calcule de la façon suivante :
Taux d'accès brut d'un niveau à l'autre = (ESL * 100) / (EI - ERL)
Avec :
EI = élèves inscrits dans le niveau de départ en septembre de l'année (N-1)
ERL = élèves de l'établissement qui redoublent le niveau de départ dans le lycée en septembre de l'année (N)
Pour le calcul des taux d'accès de 2nde en 1ère et de 1ère en terminale, ou de 1ère en 2ème année de baccalauréat professionnel :
ESL = élèves de l'établissement qui passent dans le niveau supérieur dans le lycée en septembre de l'année (N)
Pour le calcul du taux d'accès de terminale, ou de 2ème année de bac professionnel, au baccalauréat :
ESL = élèves de l'établissement ayant obtenu le baccalauréat en juin ou en septembre de l'année (N).
En soustrayant les redoublants de l'établissement du dénominateur, on suppose que les élèves ayant redoublé cette année dans l'établissement auront, l'année suivante, la même probabilité d'accéder au niveau supérieur.
Pour calculer le taux d'accès attendu d'un niveau à l'autre, on regroupe les élèves du niveau de départ en sous-populations obtenues en combinant les mêmes groupes d'âges avec les mêmes catégories d'origines sociales que ceux utilisés pour le calcul des taux de réussite attendus.
S'agissant du taux attendu, base académique, on applique aux effectifs des sous-populations du niveau de départ, les taux d'accès bruts de l'ensemble des élèves de mêmes âges et origines sociales calculés sur la population scolaire académique.
S'agissant du taux attendu, base France, on retiendra comme population de référence les élèves des lycées de l'ensemble de la France, en se limitant, pour les lycées généraux et technologiques, aux lycées appartenant au même type de structure pédagogique que le lycée auquel on s'intéresse (cf. "Pour tenir compte de la structure pédagogique des lycées").
Comment interpréter un taux d'accès ?
La complexité d'un taux d'accès brut suppose d'être prudent dans son interprétation et, notamment, de garder présent à l'esprit qu'il estime la capacité du lycée à conserver ses élèves tout au long du second cycle et à leur faire obtenir le baccalauréat à l'issue de celui-ci. Si de nombreux facteurs propres au lycée peuvent influer sur cette capacité, d'autres lui échappent :
Facteurs liés à la politique de l'établissement :
- politique de réorientation des élèves en difficulté vers d'autres structures ou d'autres séries situées dans d'autres établissements ;
- gestion des redoublements ;
- politique à l'égard des élèves en situation d'abandon d'études.
Facteurs subis par l'établissement :
- déménagement (non négligeable dans les régions en reconversion) ;
- attractivité d'établissements voisins ;
- orientation vers une série ou une option non proposée par l'établissement.
C'est pour tenir compte de ce dernier facteur, lié aux structures des établissements que l'on considère, dans le calcul du taux d'accès attendu des lycées d'enseignement général et technologique, le type de formations offertes.
Comment, en pratique, calculer un taux d'accès attendu ? (exemple d'un lycée d'enseignement général)
Un lycée scolarise 221 élèves en seconde dont la répartition par âge et origine sociale est donnée dans le tableau suivant. Dans ce même tableau, figurent les taux d'accès nationaux de seconde en première selon les mêmes critères d'âge et d'origine sociale des élèves.
Répartition des élèves de seconde du lycée par âge et origine sociale
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
16 ans ou -
17 ans
18 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
16
8
3
Cadres moyens
15
7
5
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
56
24
15
Ouvriers et inactifs
45
17
10
Taux d'accès nationaux de seconde en première selon l'âge et l'origine sociale des élèves (France métropolitaine)
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
16 ans ou -
17 ans
18 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
91,4
66,2
45,3
Cadres moyens
87,6
60,0
36,0
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
84,1
59,8
41,4
Ouvriers et inactifs
81,6
56,4
43,3
Le taux d'accès attendu de seconde en première, pour ce lycée, est de 71,8 % :
A = 16 * 91,4 + 15 * 87,6 + 56 * 84,1 +..............+ 15 * 41,1 + 10 * 43,2
et A / 221 = 71,8 %
Ce même lycée accueille 215 élèves en première dont la répartition par âge et origine sociale est donnée dans le tableau suivant. Dans ce même tableau, figurent les taux d'accès nationaux de première en terminale selon les mêmes critères d'âge et d'origine sociale des élèves.
Répartition des élèves de première du lycée par âge et origine sociale
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
17 ans ou -
18 ans
19 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
13
7
6
Cadres moyens
11
6
8
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
50
21
24
Ouvriers et inactifs
28
21
20
Taux d'accès nationaux de première en terminale selon l'âge et l'origine sociale des élèves (France métropolitaine)
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
17 ans ou -
18 ans
19 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
96,1
91,6
75,4
Cadres moyens
95,5
90,8
82,2
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
95,3
90,3
85,7
Ouvriers et inactifs
94,4
90,9
84,7
Le taux d'accès attendu de première en terminale, pour ce lycée, sera de 91 % :
A = 13 * 96,1 + 11 * 95,5 + 50 * 95,3 +..............+ 24 * 85,7 + 20 * 84,7
et A/ 215 = 91 %
Ce lycée accueille 235 élèves en terminale dont la répartition par âge et origine sociale est donnée dans le tableau suivant. Dans ce même tableau, figurent les taux d'accès nationaux de terminale au baccalauréat selon les mêmes critères d'âge et d'origine sociale des élèves.
Répartition des élèves de terminale du lycée par âge et origine sociale
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
18 ans ou -
19 ans
20 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
11
10
7
Cadres moyens
10
9
10
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
41
26
28
Ouvriers et inactifs
23
37
23
Taux d'accès nationaux de terminale au baccalauréat selon l'âge et l'origine sociale des élèves (France métropolitaine)
Age des élèves au 31 décembre de l'année de la session du baccalauréat
18 ans ou -
19 ans
20 ans ou +
Origine sociale
Cadres supérieurs et enseignants
97,0
85,1
71,8
Cadres moyens
97,0
83,3
66,8
Employés, artisans, commerçants et agriculteurs
97,2
83,3
70,1
Ouvriers et inactifs
96,1
84,5
68,9
Le taux d'accès attendu de terminale au baccalauréat, pour ce lycée, sera de 84,4 % :
A = 11 * 97 + 10 * 97 + 41 * 97,2 +..................+ 28 * 70,1 + 23 * 68,9
et A / 235 = 84,4 %
Finalement, le taux d'accès attendu de seconde au baccalauréat calculé pour ce lycée vaut :
Taux d'accès attendu de seconde au baccalaureat = (71.8 / 100) x (91 / 100) x (84.4 / 100) = 55,2%
soit 55,2 % de chances pour qu'un élève entré en seconde en une année donnée obtienne son baccalauréat dans le lycée, s'il connaissait, tout au long de sa scolarité dans le lycée, les mêmes taux d'accès aux différents niveaux et le même taux d'accès de terminale au baccalauréat que ceux que l'on observe au niveau national cette même année.
Comment calculer une proportion de bacheliers parmi les sortants ? (exemple d'un lycée d'enseignement général et technologique)
Cet indicateur mesure les chances pour un élève de quitter le lycée en étant bachelier. Il est calculé pour tous les élèves sortis du lycée et pour les élèves sortis une fois arrivés en terminale. L'indicateur s'écrit :
Proportion de bacheliers parmi les sortants = (A / B) x 100
A = Nombre de bacheliers issus du lycée,
B = Nombre de sortants du lycée (tout au long du cycle). Les bacheliers font évidemment partie de ces sortants.
Les sorties sont mesurées comme des soldes entre élèves présents à une rentrée donnée et élèves encore scolarisés dans le même établissement à la rentrée suivante, quel que soit le niveau.
Le nombre de sortants à prendre en compte pour chaque formation, correspond à la différence entre le nombre d'élèves inscrits à la rentrée de l'année scolaire N-1 dans cette formation et le nombre d'élèves issus de cette formation encore inscrits dans l'établissement à la rentrée de l'année suivante N. La formule s'écrit :
B = somme (
Nombre d'élèves inscrits l'année N-1 dans une formation et un établissement donnés
-
Nombre d'élèves issus de cette formation encore inscrits en l'année N dans l'établissement considéré
)
Pour les sorties de seconde et de première, dans le cas très particulier où un ou plusieurs des soldes calculés seraient négatifs, ils seraient ramenés à zéro (il s'agit là de phénomènes inhérents aux fichiers utilisés : ces fichiers sont avant tout des fichiers de gestion qui servent au constat de rentrée ; après la première prise d'information et avant la rentrée suivante, certains élèves ont pu quitter l'établissement et d'autres y entrer).
Pour les sorties de terminale, dans le cas très particulier où cette différence est inférieure au nombre de bacheliers issus de la formation considérée, on retient comme nombre de sortants, le nombre de bacheliers.
On considère que le nombre total de sorties correspond à la somme des soldes positifs ou nuls ainsi calculés. Ce calcul correspond à une légère sous-estimation du nombre réel de sortants, mais il est d'autant plus correct que la partition de la population utilisée est plus fine, ce qui est le cas ici puisque l'on travaille par formation.
Comment, en pratique, calculer une proportion de bacheliers parmi les sortants ?
Un établissement scolarisait 178 élèves l'année dernière. Cette année, il scolarise 185 élèves dont 55 entrants dans le lycée (130 de ces élèves étaient donc déjà inscrits dans ce lycée l'année précédente).
Formations
Nombre d'élèves scolarisés l'année dernière dans la formation.
Nombre d'élèves inscrits dans l'établissement cette année et déjà scolarisés dans ce lycée l'année dernière, par formation
Nombre d'élèves ayant réussi le baccalauréat lors de la dernière session (par formation) et scolarisés dans ce lycée l'année dernière
Estimation du nombre de sortants parmi les élèves scolarisés l'année dernière dans la formation
Seconde TSA
75
72
3
Première STI génie électronique
31
32
0
Première STI génie mécanique
22
21
1
Terminale STI génie électronique
27
2
26
26
Terminale STI génie mécanique
23
3
19
20
Total
178
130
45
50
La proportion de bacheliers parmi les sortants de tous les niveaux du lycée sera de 45/50 x 100 = 90 %.
La proportion de bacheliers parmi les sortants de terminale du lycée sera de 45/46 x 100 = 98 %.
Comment interpréter une proportion de bacheliers parmi les sortants ?
Cet indicateur mesure les chances pour un élève de quitter le lycée en étant bachelier. Il donne une autre approche de l'efficacité d'un lycée dans sa préparation au baccalauréat.
Cet indicateur avantage les lycées qui gardent leurs élèves tout au long du cycle d'études. A l'inverse, il pénalise un lycée qui oriente un élève vers un autre établissement pour qu'il puisse suivre les enseignements d'une section qui correspond mieux à ses goûts ou à ses capacités. Il pénalise aussi un lycée qui incite ses élèves à redoubler dans un autre établissement plutôt que de les conserver dans ses effectifs.
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